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Une société

Une société peut être aussi peu que deux ou trois personnes. Elle peut en compter plusieurs centaines ou même un millier et plus.

La cellule de base de toutes sociétés est la famille père, mère et enfant(s). Cette cellule n’est pas seulement une cellule sociale, mais un besoin vital de l’être humain. Qu’elle soit classique, reconstituée ou autrement; c’est une nécessité. Que les parents légitimes existent ou pas, ce besoin se doit d’être comblé. Il peut l’être au sein d’un gang, d’un groupe d’amis, à l’intérieur d’une entreprise ou autrement. On peut ressentir le besoin d’en fonder une, si nous n’en avons pas ou si celle que nous avons ne nous convient pas. Que nous en soyons conscients ou pas, c’est une grande vérité. Une famille est vitale pour le bon équilibre de la personnalité.

Une société n’est pas une invention humaine. Plusieurs espèces d’animaux vivent en société. Qu’on les appelle bande ou clan ou bien d’autres noms s’y rapportant, c’est la même chose. Comme les humains, ils ont des règles et une hiérarchie bien établie selon l’espèce. Une étude plus approfondie en dirait long sur leurs mœurs.

Une société peut fonctionner et surtout prospérer à la condition que ceux y faisant partie s’y impliquent. La complémentarité des membres et leurs habiletés sont essentielles à cette prospérité.

Des règles et des lois sont nécessaires à la bonne marche d’une société. Plus une société est importante et plus ces règles se doivent d’être précises.

Certaines sociétés dont les politiques et leurs dirigeants sont centrés sur le bien-être de leurs sujets, axent leurs règles vers une justice égale entre les sujets. Ils appellent ces règles "DROITS DE LA PERSONNE "

Pour que ces règles soient respectées, ils doivent se donner des moyens d’agir.

Un texte qui traite du sujet et qui s’intitule "LA JUSTICE POURQUOI " fait partie des documents déjà écrits.

POUR DONNER UNE IMAGE PLUS JUSTE D’UNE SOCIÉTÉ!

Une société est comme un merveilleux corps constitué des milliers d’éléments lui permettant de bien fonctionner. Chacun des éléments est nécessaire sinon vital à son existence. Ces éléments si différents les uns des autres ne peuvent se proclamer supérieurs ou inférieurs aux autres. Qu’on pense un moment si un ou plusieurs constituants se révoltaient? Qu’est-ce qu’en serait le résultat?

En fait, il est très facile de l’imaginer; les maladies existent. Certaines sont plus graves que les autres. Dans le langage courant, on dit souvent que la société est malade. ET C’EST BIEN LE CAS.

À ce point-ci de ce court exposé, il serait utile de saisir un peu la complexité de nos sociétés modernes. Un peu d’historique nous y aidera.

La vie et sa qualité

Ici nous abordons deux sujets controversés : soit la maladie et l’avortement.

Comme tous mes documents, ceci est un moyen de réflexion et de mise ou remise en question. Il sera peut-être une réponse éclairée le moment venu. Ce texte faisant suite à d’autres. Il ne peut être lu sans les textes de base ; autrement il perdrait tout son sens. Ce texte, le voici : QUI SUIS-JE OU QUOI SUIS-JE et POURQUOI?

La vie terrestre est un don. La vie terrestre a un sens précis; même si ce sens n’est pas toujours évident. La vie terrestre telle qu’elle est actuellement, n’est pas éternelle. La santé, la maladie et la qualité de vie sont des sujets très peu abordés. Pourtant, à ce moment de notre histoire ou plus particulièrement de notre évolution technique, nous faisons face à une série de problèmes de plus en plus critiques; et apparemment insolubles. Pour débuter, faisons un peu d’histoire.

Il y a seulement un siècle, le problème se posait différemment. La mortalité infantile était élevée et la longévité moindre. Naturellement, cela était considéré comme dramatique. La réalité était que seuls les enfants les plus robustes pouvaient survivre. Les adultes, de leur côté, décédaient plus jeunes à cause du manque de moyens pour les maintenir en vie. Je ne juge pas du bien-fondé de ces changements. Beaucoup d’enfants qui ont survécu par la suite, grâce aux progrès de la science, furent des personnages fort utiles à la société. Mais sur le plan physique, ces enfants devinrent des adultes qui ont eu eux-mêmes des enfants. Des enfants, peut-être, plus faibles, mais viables grâce aux développements de la science. Et eux aussi ont eu aussi des enfants, etc. La sélection naturelle n’a pas agi, comme chez beaucoup d’espèces. Après un certain nombre de générations, il est clair qu’une dégénérescence s’est produite. Ne nous demandons pas pourquoi. Ce facteur est souvent oublié à cause des conséquences. D’autres facteurs entrent en ligne de compte comme la pollution, les changements de mœurs et les stress, entre autres. Les maladies de la vieillesse sont aussi la conséquence d’une longévité plus grande. Il n’est pas question de fixer un âge limite à la durée de la vie; ou d’abandonner un bébé malade si on peut le guérir; mais de réaliser certains faits.

Si la vie se limitait à la vie physique et après, l’anéantissement, cela pourrait à la limite être considéré. Mais la vie terrestre est plus que cela. Le corps étant le véhicule de l’âme et ou de l’esprit suivant la compréhension de chacun. Ce corps peut devenir une entrave à cet esprit à un moment. Le fait de prolonger indûment sa vie physique, l’empêcher d’aller plus avant dans sa longue vie; et lui faire subir des souffrances inutiles. Ici, il n’est pas question d’euthanasie. Dans certains cas, où le mal ne peut être guéri ou son état amélioré simplement, de laisser la nature faire son œuvre.

Il n’est pas question de laisser cette personne à elle-même où il y a possibilité de soulagement. Je parle d’acharnement thérapeutique. Cela peut paraître cruel, mais quand on y pense où est la cruauté? Laisser la nature faire son œuvre ou à coup de médicaments et de machines, prolonger les souffrances tant physiques que morales d’une personne? La médecine actuelle peut prolonger la vie physique. Dans bien des cas, elle ne peut encore redonner une certaine qualité de vie; et je crois que c’est ce qui est le plus important. Il y a une grande différence entre exister et vivre. Si les proches, dans certaines circonstances, écoutaient moins leurs émotions et s’intéressaient vraiment à la nature humaine, je suis certain que leur choix pourrait être différent.

La société s’acharne à conserver la vie à un bébé non viable sans penser quelle sera sa vie par la suite. Je serais porté à ajouter, en même temps, nous détruisons la vie d’enfants à devenir parfaitement viables; quand il manque d’enfants à adopter et que les futurs parents en sont réduits à s’adresser à l’étranger pour avoir un enfant. Ce non-sens semble acceptable à la société!

Une meilleure connaissance pourrait changer tout cela. Mais comme il est écrit au début du texte, il est nécessaire de lire et surtout comprendre les textes référés. Naturellement quand je mentionnais les enfants à devenir, viables et la vie détruite, je faisais allusion à l’avortement. Nous savons que la controverse existe sur cette question à savoir ceux qui sont pour le droit du fœtus à vivre et celui de la future mère à se débarrasser de l’enfant à naître; ce qu’ils appellent les pro-choix. Je crois qu’une meilleure compréhension du sujet pourrait aider les intéressés à faire des choix judicieux. Terminons par un exemple concret de ce qui précède. Une personne a une voiture en mauvais état, disons en très mauvais état. Les autorités l’obligent à toujours réparer; même si cela n’a pas de sens parce que le véhicule est plus que fatigué. Qu’elle serait votre opinion à ce sujet? Pourrait-il oui ou non se départir de son véhicule? On a fait de la mort un gros monstre (la faucheuse) avec l’image appropriée et nous avons scandé, la vie à tout prix sans se soucier des conséquences tant pour l’intéressé que pour la société en général. Il ne s’agit pas ici de généraliser, mais plus, du cas par cas. Les lois ne peuvent pas remplacer le gros bon sens.

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Que veut dire réussir sa vie?

Pour une personne ce peut être la réussite d’une carrière, pour une autre, la conquête du pouvoir, pour une troisième la popularité. Il y a probablement autant de définitions que de personnes qui visent à réussir leur vie. Dans ce qui vient d’être énoncé, il n’y a probablement pas de mauvaises réponses.

Chacun a sa vie à vivre et ses défis à relever. Pour les uns, ils ont à peine réussi que la mort vient les chercher. Ils ne peuvent jouir de leur réussite. Pour d’autres, leur réussite n’est, en fin de compte, que source de tourments et de craintes, pour obtenir quoi? Enfin, pour un troisième groupe, le succès si convoité ne semble pas assouvir ce fameux besoin de gloire et parfois mène au suicide. Cela se produit souvent, pourquoi? Il faut croire que l’atteinte de ces objectifs ne satisfait pas leur aspiration profonde, mais… où est le problème?

Il ne faut surtout pas croire que vouloir réussir dans sa vie terrestre est un défaut ou une tare, non. Ce serait plus placer tous ses espoirs sur du temporaire et croire que cette réussite pourrait combler toutes les attentes et toutes les aspirations que l’on peut avoir de la vie.

Pour bien illustrer nos vrais besoins et l’illusion que le fait de posséder peut nous combler, voici un exemple ou plusieurs exemples :

Monsieur

Je rêve de posséder une voiture même usagée. Je réussis à m’en procurer une qui répond à mon désir. Combien de temps je me satisferai de cette voiture? Je me remets à désirer une autre plus belle, plus luxueuse, etc. Même si je réussissais à satisfaire mon désir, je ne réussirais jamais à me satisfaire entièrement. Pourquoi?

Madame

Je rêve de posséder ma propre maison, même si elle n’a pas toutes les commodités. Au moins, ce sera la mienne. Le désir comblé, n’est-il pas exacte qu’après peu de temps le rêve se transforme par commencer à trouver des défauts et vouloir changer ceci et cela et après encore ceci et cela, etc. etc.? En ce qui concerne une carrière, c’est le même phénomène qui se produit. On ne peut pas être entièrement satisfait. Pourquoi?

Parce que nous aspirons tous à l’infini, à la perfection qui n’est pas de ce monde; celui physique. Sur la terre nous vivons dans l’imparfait et le relatif. Rien de ce qui est imparfait ne peut nous combler réellement.

Chacun ou chacune a une vie à vivre avec ses talents, ses possibilités, ses ambitions, son environnement et ses limites. Il ou elle utilise ce que la Nature lui a donné (ce qu’il ou elle a acquis) pour développer son potentiel et relever les défis de sa destinée. Désirer réussir plus et mieux est normal et désirable. C’est ce qui fait que l’humain peut se dépasser et faire avancer l’ensemble de tous.

Une parole de Mère Thérésa m’a frappé! À l’offre d’un homme d’affaires prospère lui offrant de quitter sa carrière et venir l’aider. Elle lui répond «Dieu vous a donné ce talent et exercez-le; les surplus pourront nous servir dans notre œuvre.»

Ce qui signifie que chacun a des dons particuliers ou des talents et qu’il se doit de les développer au mieux pour le bien de tous. Une autre leçon à en tirer, il ne faut pas mettre tous ses espoirs dans le succès. Il y a toujours un prix à payer. Certaines personnes trouvent les coûts beaucoup trop élevés après coup. Il y a des choix à faire; à chacun de faire les siens selon les circonstances.

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L'argent, la loterie et l'humain

Pour bien comprendre ce qui va suivre, nous devons faire un bref historique de la provenance de l’argent. Au début, la richesse d’une famille, d’une tribu ou d’un clan était les enfants qui assuraient une sécurité et une relève à la famille, la tribu ou le clan. Toutefois, à la condition que chaque membre prenne une part active à la vie collective du groupe. Chaque membre était très important pour la survie même du groupe.

Plus tard, la nécessité aidant, une certaine forme de commerce s’établit sous forme de troc. On échangeait un bien ou un service pour un autre bien ou service. Cela était parfois possible. Mais il y avait un grand inconvénient à cela, le bien ou service ne convenait pas nécessairement. La monnaie sous une forme ou une autre fit son apparition. On dit même qu’à une certaine époque, le sel servait de monnaie d’échange. De cette époque, viendrait le mot salaire pour paiement de services rendus. Avec le temps, chaque bien ou service prit une certaine valeur. Ainsi, le commerce put évoluer à l’échelle locale, régionale, nationale et internationale. Il est facile de comprendre que ces quelques explications ne constituent pas en soi l’historique de l’argent ou du commerce en général; mais plutôt un principe.

L’argent, comme tel, n’est ni bon ni mauvais. Il est un moyen pratique, un outil dont se sert la société afin de fonctionner correctement. L’argent est donc la reconnaissance d’un bien cédé ou d’un service rendu à autrui, et en même temps un outil pour se procurer un ou des biens et services. Voilà sa vraie valeur. Qu’on en ait peu ou beaucoup, l’argent est cet outil, ce moyen.

Une société, qu’elle soit peu nombreuse ou très imposante, ne peut bien fonctionner qu’à la condition que ses membres soient participants.

Quel est le rapport entre ce qui précède et la ou les loteries ?

Une loterie sous une forme ou une autre a pour principe le recueillement de fonds de la part de plusieurs pour en faire profiter un ou quelques-uns et, naturellement, tirer un profit pour celui qui l’organise.

Anciennement, de façon générale, ce type d’activité était réservé pour recueillir des fonds pour des œuvres charitables ou religieuses. Les capitaux n’étaient pas importants. Il existait aussi des jeux d’argent plus ou moins acceptables. Ils n’étaient pratiqués que par une certaine minorité.

Maintenant, les loteries et les jeux d’argent sont mis à la portée de la population à grand renfort de publicité.

Cette nouvelle situation a des effets connus de tous; tel que rester accrochés où le joueur ne peut cesser et engloutit tous ses avoirs et même plus dans le jeu.

D’autres dangers beaucoup plus sournois pointent aussi; comme celui du rêve de gagner beaucoup d’argent pour ne pas avoir à gagner sa vie par son travail et ses compétences. Donc de ne pas avoir à fournir d’efforts. Nous pouvons tous rêver d’un monde meilleur ou d’une situation améliorée ou même d’un bien, pour le moment, inaccessible. Miser que sur la chance pour y parvenir devient très malsain. Les enfants qui grandissent dans un milieu où les jeux de hasard sont omniprésents dans le quotidien risquent fort de prendre le rêve pour la réalité. Ils pourront en souffrir sérieusement pour ne pas dire plus.

Pensons seulement à ce qui arriverait si nous étions tous riches. Qui fabriquerait les vêtements, les chaussures, les appareils ménagers ou ce qui constitue notre confort?

Qu’est-ce qui fait que nous avons l’énergie nécessaire pour s’éclairer, se chauffer ou opérer tous ces merveilleux appareils dont nous jouissons? Serait-il possible que ceux qui nous rendent la vie confortable ne le fassent plus, s’ils n’avaient pas besoin d’argent pour vivre confortablement aussi?

Nous pouvons rétorquer à cela que des gens d’ailleurs pourraient le faire à notre place, mais…Ce serait se placer en situation de dépendance et de faiblesse vis-à-vis d’inconnus. Il faut aussi savoir que la valeur réelle de l’argent est en fonction de l’économie du pays. Si nous ne produisons pas, notre argent ne vaut rien, si nous ne travaillons pas, si nous n’avons pas à gagner notre vie par un travail productif l’économie du pays s’en ressent.

Il n’y a pas si longtemps, en Italie, l’économie a été démolie par la guerre et des dirigeants inconscients. Leurs billets de banque avaient perdu toutes valeurs. Ils ne valaient même pas le papier pour l’imprimer.

Le travail a aussi une autre valeur que monétaire. C’est un moyen, entre autres, d’évoluer, de relever des défis, d’être fier de ce que nous accomplissons et de grandir à nos propres yeux.

L’argent gagné, fruit d’un travail et celui gagné sans effort n’ont pas du tout la même valeur.

Fausser le sens des réalités a toujours ses conséquences; dans l’immédiat ou plus tard.

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Droits, liberté et égalité

Quels sens ont ces trois mots, en principe acceptés ou tout au moins connus?

Prenons chaque mot titre et regardons quel sens il a pour chacun ou il doit avoir pour chacun.

DROITS :

Il existe dans plusieurs pays ce qui est appelé «la charte des droits et libertés. »

Que veut dire le mot droit?

Ce mot signifie qu’il est reconnu comme légitime et à être respecté par l’autorité et l’ensemble d’une société certains états ou faits comme : Le droit à la vie, le droit à l’intégrité de sa personne, le droit à la possession de biens matériels, etc. Il n’est pas question ici d’énumérer la liste complète de ces droits, mais d’en expliquer le principe et la limite. Un droit ou des droits sont promulgués pour l’ensemble de cette société non pas pour une catégorie restreinte de cette société. Donc, ces droits doivent être respectés par toute la société, ce qui signifie que ces droits sont automatiquement assortis de devoirs envers cette même société qui jouit aussi de ces mêmes droits. Il est beaucoup plus parlé de droits que de devoirs assortis à ces droits. La preuve que ces droits sont vraiment mal compris est que les droits les plus élémentaires sont violés quotidiennement. Ceux qui les violent invoquent ces mêmes droits envers eux-mêmes pour que les leurs soient respectés. Le plus curieux dans cela est que la société ou ceux qui la dirigent n’ont probablement pas compris le sens de ce mot. Ils consentent ou cautionnent ces violeurs de droits à toujours respecter les leurs. Alors qu’eux-mêmes ne daignent pas respecter ceux des autres.

LIBERTÉ :

Pour qui demeure en ermite, ce mot revêt un sens différent puisqu’il vit en solitaire! Il se prive des avantages que peut offrir la société, mais doit tout de même composer avec certains impératifs de la vie et de la nature; donc une liberté relative.

Pour qui vit en société, ce mot est encore plus relatif puisque la liberté de l’un finit où celle de l’autre commence. De plus, il existe celle de l’ensemble. Donc, le mot liberté ne peut être pris dans sa totalité. La liberté totale n’existe pas! Elle est toute à fait relative; étant soumise à une foule d’impératifs.

ÉGALITÉ :

À première vue, tous connaissent le sens de ce mot. Dans les faits, beaucoup moins en reconnaissent le sens pratique ou ce que ce mot implique.

Quand il est promulgué que tous les hommes ( ce qui est incomplet ou sujet à interprétation) sont égaux! Cela signifie tous les êtres de l’espèce humaine et non seulement une partie de celle-ci.

Cela signifie aussi qu’en fait, il ne peut être reconnu un groupe, une couleur, une race ou un sexe supérieur à l’autre. Tous sans exception ont jouissance des mêmes droits et libertés. Et que tous, de ce fait, doivent être soumis aux mêmes devoirs s’y rattachant.

Même si ce texte est très court, que ces trois mots vont ensemble et que ces trois mots sont eux-mêmes courts; leur sens en dit long. Ce court texte mérite d’être médité sérieusement.

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La justice pourquoi?

Lorsque nous en voyons son application nous pouvons nous poser la question.

L'histoire nous montre que pour vivre en société, il est impératif de se doter de règles, de lois afin de vivre les uns avec les autres. La justice est l'instrument de l'application de ces règles. Généralement le désir d'équité est à la base pour promulguer des règles ou lois. Avec le temps les règles s'accumulent et elles forment un tissu très complexe; à force de vouloir mieux définir, mieux englober. On en vient à oublier le sens de la loi. La loi est là pour protéger la population des éléments " indésirables. "

Quel but poursuit la loi en jugeant un individu pour un crime commis? Protéger la société d'un être dangereux, faire payer un individu pour son forfait, l'inciter à ne plus recommencer, créer un exemple pour inciter les autres à ne pas suivre son exemple? Je crois qu'une profonde réflexion s'impose sur le sujet.

LES DROITS DE L'HOMME POUR QUI SONT-ILS PROMULGUÉS?

Est-ce seulement pour l'État vis à vis ses sujets? Les entreprises vis à vis leurs employés? Ceux qui possèdent ou qui ont des pouvoirs par rapport à ceux qui en ont moins? À tout droit, il y a en contre partie des devoirs qui y sont rattachés. Les droits des uns finissent où ceux des autres commencent.

J'ai le droit à la vie et celui de la conserver; j'ai le droit à la propriété; j'ai le droit à l'intégrité de ma personne etc.

J'ai le devoir de respecter la vie d'autrui; j'ai le devoir de respecter le bien d'autrui; j'ai aussi l'obligation de respecter l’intégrité de sa personne.

En ce qui touche les crimes contre la personne; est-il normal que celui ou celle qui commet des crimes puissent jouir de ces droits? Est-il normal que la société en plus de subir les conséquences de ces crimes, d'investir des sommes astronomiques pour se protéger, trouver les coupables et aussi en dépenser autant pour les tenir à l'écart?

Nous arrivons à un point où le problème est tel que les prisons sont trop pleines, que les sentences sont diminuées par manque d'espace etc.

La prison n'est pas nécessairement la solution à tous les problèmes. Donner des sentences à vie de dix ou quinze ans c'est plus qu'une farce. Ce n'est sûrement pas le moyen de dissuader quelqu'un de recommencer ou de commettre un crime.

Les modes d'accusations mêmes, sont à repenser pour tenir compte du contexte où le crime a été commis, l'atrocité avec lequel il a été commis et les motifs de ces actes etc.

On met tellement d'énergie à disculper le coupable et même si l'évidence est là. On recherche s'il y n'aurait pas un truc pour l'excuser. Dans tout le processus de la justice, il n'y a aucune place pour la ou les victimes. Quelle énergie déploie-t-on pour l'aider ou aider ses proches? Quand, lors des procès, prend-on conscience du mal fait et des effets à long terme sur les victimes et leurs proches?

Quelle part des budgets accorde-t-on aux victimes et quelle part le coupable fournit-il pour réparer le mal commis? Les médias aidant, il me semble que le crime et la justice sont un jeu plus qu'autre chose. Faire souffrir semble un jeu et un défi que d'être découvert. Le cinéma est le meilleur média pour diffuser ce mode de penser. Qu'on me fasse croire que le cinéma n'a pas d'influence sur les spectateurs quand les commanditaires paient des fortunes pour passer quelques secondes de publicité. Il est prouvé que la pauvreté n'est pas la source de tous les maux; mais la richesse aussi. Ce qui précède montre bien, que cette partie de la justice s'applique à la personne. Une personne est présumée innocente jusqu'à preuve du contraire. Amener à faire une réflexion sur le sujet est une chose; encore faut-il aussi apporter des pistes de solutions.

  1. En ce qui touche aux droits de la personne : Une personne accusée d'un crime a droit à un procès juste et équitable. Les parties doivent mettre en lumière la vérité entourant le crime commis; établir la relation de l'accusé avec ce crime et par le fait-même sa responsabilité.

  2. Il n'y a pas de crimes au premier, deuxième degré ou autre. Il y a crime avec circonstances atténuantes ou circonstances aggravantes ou les deux. Dans un extrême, il peut y avoir un acquittement pour légitime défense ou même médaille pour avoir sauvé d'autres vies en cette circonstance. Dans l'autre, se trouve le crime le plus crapuleux, mauvais traitements, tortures etc. Lors d'un tel procès il est clairement établi de la pleine responsabilité de l'accusé, de la préméditation de son ou ses gestes, de sa dangerosité pour la société etc. Un jugement beaucoup plus éclairé et plus juste pourrait être rendu. Certains crimes sont beaucoup plus graves que d'autres et ne peuvent pas être traités de la même façon ou le criminel traité de la même façon.

  3. Chaque accusation porte en soi sa peine. Plusieurs accusations ne pouvant absolument pas être incluses à l'intérieur d'une même peine. Dans les faits actuels, nous voyons régulièrement un accusé chargé de plusieurs actes d'accusations et souvent plus que moins et qu'est-ce que cela change à la sentence? Un ou dix chefs d'accusation ne semblent pas faire beaucoup de différence.

Nous n'avons pas à juger l'âme d'un criminel, mais ses gestes et les conséquences de ceux-ci. En tant que société, nous avons à décider comment agir en de telles circonstances. Quelles seraient les moyens les plus efficaces d'inciter cet humain à changer sa conduite? Et savoir si le ou la coupable est récupérable naturellement; et dans le cas contraire comment agir pour protéger la société de tels individus.

Pour plusieurs, la clémence et la mansuétude sont prises pour de la mollesse simplement.

Un crime qui est répété à plusieurs reprises par le même individu démontre : Ou il n'a rien compris les fois précédentes, ou les peines reçues précédemment n'ont eu aucun effet sur lui. Si on répète la ou les mêmes peines sans tenir compte des récidives, la justice perd son temps et ceux qui paient pour la justice, leur argent. Plus grave encore; la population perd confiance que cette justice soit apte à faire régner l'ordre et protéger la société.

Quand la société démontre son incapacité à protéger sa population, il peut arriver qu’une telle société décide de se protéger elle-même et se faire justice. Elle peut se dire que c'est pas si grave ou ce n'est pas pire que les criminels que la justice protège.

Nous sommes confrontés à cette réalité que nous le voulions ou non. Ce document se veut un outil de réflexion.

Il existe plusieurs sortes de crimes; je m'explique : il y a ceux qui sont l'effet de la malice humaine, ceux qui sont l'effet de l'ignorance humaine, ceux qui sont l'effet de certains besoins et finalement ceux qui pourraient être classés par insouciance humaine.

Il me semble évident qu'ils ne peuvent pas être traités de la même façon. Ce qui pourrait s'avérer efficace dans un cas pourrait, dans un autre cas, ne pas l'être ou pire, être carrément nuisible pour une réinsertion dans la société; si naturellement cet humain était en marge de la société.

Dans les cas d'ignorance et d'insouciance, il serait peut-être plus profitable de montrer les conséquences de leurs actes, de faire partager ses conséquences avec des victimes d'actes semblables. Je songe aux auteurs d'accidents par négligence ou l'alcool. Je songe aussi aux revendeurs de drogue; s'ils étaient mis en présence des victimes marquées à vie et qu'ils avaient à les aider dans ce qui est pour un bien-portant les choses les plus simples du monde mais pour eux une impossibilité? Qu’ils aient à côtoyer et aider ceux que la drogue a complètement défoncés.

Est-ce que l'alcool, la drogue ou l'irresponsabilité pourrait agir comme circonstances atténuantes dans des causes de crimes graves? En ce qui me concerne, les seuls cas où cela serait possible, ce serait s'il était démontré que l'accusé aurait été drogué ou ingurgité l'alcool contre son gré.

Je crois fermement que le fait de devoir, dans beaucoup de cas, réparer ou à tout le moins participer à une réparation du tort fait, a un double avantage. En premier lieu, de responsabiliser l’individu face aux gestes commis. Ensuite, réaliser que c'est moins drôle quand on doit réparer. Puis qu’on doive y penser à deux fois avant de recommencer. Parce que ce n’est pas agréable de devoir réparer ses bêtises après coup. Cela peut avoir un effet de dissuasion auprès des autres personnes tentées de répéter les mêmes gestes.

Je sais que ce qui va suivre peut sembler extrême, mais peut-être y a-t-il du bon à en tirer. Notre société a déjà rejeté la peine capitale. Nous savons que la question revient dans l'actualité lorsqu’il y a un crime particulièrement atroce de commis. Dans les cas où le ou la coupable est irrécupérable, que le ou les crimes commis prouvent que cet être ne doit absolument pas vivre en société ou qu’il refuse les règles de cette société, voici peut-être une piste de solution.

Un Être qui répond aux conditions déjà décrites devrait être expédié là où il ne pourrait plus nuire et cela définitivement. Où serait ce lieu ? Une île ou un lieu où il serait impossible de s'échapper. Ce lieu devrait avoir ce qu'il faut pour y vivre en ce sens qu'il y aurait les matières premières pour vivre : Eau, végétations, nourriture, etc.

La particularité du lieu étant que ceux y vivant ne jouiraient d'aucune des inventions ou d'outils fabriqués par cette société qu'ils rejettes. Aucune loi de cette société ne serait en vigueur et aucun gardien pour faire régner l'ordre. La seule responsabilité de la société serait de veiller à ce que personne ne puisse quitter un tel paradis et regagner d'autres lieux habités.

Un dernier détail important, ce lieu pourrait être habité par des hommes et des femmes qui répondent aux mêmes critères. Il serait irresponsable de laisser naître des enfants dans de telles conditions. Il faudrait s'assurer que ceux qui partent ne puissent procréer. Je ne dis pas qu'ils ne puissent pas avoir de relations sexuelles.

Il serait de leur responsabilité de veiller à conserver ce qu'il faut pour vivre ou tout détruire et en subir les conséquences.

En dernier lieu, comment traiter les prisonniers. Avec ce qui précède, on peut espérer avoir moins de résidents à long terme dans les prisons. Que pour la majorité des cas ce serait un lieu de transition avant de …

Ce lieu ne devrait pas être un lieu de délices assurément. Sévérité et respect ne sont pas en contradictions.

Je me bornerai simplement à ce commentaire ne connaissant pas le milieu.

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Le language et la culture

Le langage est le moyen de communiquer entre les personnes, le moyen de communiquer sa pensée, ses émotions, ses besoins et ses désirs. La pensée influe sur le langage et le langage sur la pensée. Ils sont intimement liés.

La culture qui vient du mot culte est l’ensemble des us et coutumes propres à un ensemble d’individus. Le langage et la culture sont aussi intimement liés, l’un influençant l’autre.

Par exemple, un terme utilisé chez une certaine culture n’a pas le même sens que dans l’autre, même s’ils parlent la même langue. Les exemples foisonnent, et sont parfois cocasses.

Cette courte introduction donne une idée de l’importance de ce mode de communication. Plus une langue a de mots pour s’exprimer, plus ceux qui l’utilisent peuvent traduire leur pensée, leurs besoins, leurs désirs et leurs émotions. Sur le plan technologique, la langue se doit d’inventer les mots propres à exprimer les nouveaux concepts, les dernières machines produites ou les derniers gadgets disponibles. Une langue qui reste en arrière dans ces domaines est rapidement dépassée. Elle est donc inapte à la communication moderne. Celle qui se tient à la fine pointe de l’actualité impose ses nouveaux mots et parfois son langage aux autres.

Il y a actuellement une tendance marquée vers une forme de paresse du langage. Ce phénomène fait que plutôt d’apprendre les mots justes, on en invente du type passe-partout que l’on insère à toute occasion ou à tout objet. Ce qui oblige l’interlocuteur à essayer de deviner de quoi il est question.(On entend souvent cette citation) : « Je me comprends.» Mais pour communiquer, il est important que l’autre comprenne; sinon la communication est impossible. Cette communication si importante avec les moyens techniques actuels ne peut que compliquer les rapports entre individus. La technologie a évolué à une rapidité telle que ce qui pouvait sembler une utopie hier est une réalité aujourd’hui. Nous pouvons communiquer presque partout sur la planète.

Mais le but de ce texte est un peu différent de ce qui précède tout en étant indispensable pour la suite de l’écrit qui suit.

La parole traduit la pensée, les émotions, etc. La parole peut aussi influencer cette pensée ou ces émotions si elle est mal traduite. Les moyens de communication n’ont jamais été aussi élaborés qu’à notre époque. Nous connaissons presque à la minute même ce qui se passe partout sur la terre; non seulement dans notre pays, mais un peu partout. Nous savons que la guerre et la violence sévissent partout, même chez nous. Les gens, dans l’ensemble, sont contre la violence et la guerre. On parle de paix, certains militent pour la paix. Mais il semble que cette paix ou ces campagnes contre la violence soient l’affaire des autres. Que peut-on faire dans le quotidien et dans notre propre milieu pour la paix? Beaucoup répondront, rien. Mais…

Je ne sais pas si l’on a remarqué combien notre langage est agressif; les expressions utilisées, agressives? Exemple : Je me bats pour une certaine cause. Je combats l’injustice. A un certain sport, il s’est fait battre. Il n’est pas nécessaire de toujours utiliser ce type de termes parce qu’il suggère une forme de violence. Il entretient dans le subconscient une forme de nécessité de combattre. Notre langage pourrait tout aussi bien être, par exemple : je travaille à une certaine cause. J’œuvre contre l’injustice ou encore mieux, (la citation serait positive) j’œuvre activement pour une meilleure justice. De cette façon, il est possible de réduire la violence du langage et orienter la pensée vers un langage plus positif. Cela semble banal, mais le langage et le geste partent de la pensée. En contrepartie, le geste et la parole influencent la pensée. Pour beaucoup de gens, à force de voir dans les médias la violence sous toutes ses formes, celle-ci devient banale et presque naturelle. Elle devient donc acceptable, sauf si c’est vers elle qu’elle est adressée. L’agressivité et la violence sont proches parents; il ne faut pas l’oublier.

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Politique

Lorsqu’il est question de politique, ont entend généralement par là la gestion du bien publique. On dit aussi du mot politique une forme de donnée précise à un sujet donné ou une intention précise de procédure sur une question particulière.

Celle à préciser est bien celle de la gestion publique.

Dans des villages ou des villes à densité moyenne, des individus sont élus par la population. Lorsque les villes deviennent plus importantes, des partis se forment. Il en va de même pour les gouvernements provinciaux et fédéraux. Cela les gens le savent.

Deux mots sont que très rarement employés : COLLABORATION ET HARMONIE.

Lorsque les gestionnaires sont indépendants, une certaine forme de collaboration est possible. Encore faut-il que chacun des représentants ait une vision élargie de son quartier pour englober l’ensemble de la ville; ce qui n’est pas toujours le cas.

Dans des villes d’une plus forte densité, des partis se sont formés. Il en résulte que des diversions profondes s’érigent d’un parti à l’autre. Ils doivent différer dans leurs orientations.

Donc finalement, un parti prend le pouvoir; et un autre est à l’opposition. Le terme lui-même indique que ce parti a pour mission de s’opposer au pouvoir en place. Il y a l’opinion des membres concernés et il y a aussi la ligne du parti. Où est le mot collaboration nécessaire pour bien gérer le bien publique? Si l’opposition se montre trop collaboratrice, il pourrait lui en coûter politiquement parlant.

Le gouvernement provincial, lui, voit à l’ensemble de la province. Il doit chapeauter les municipalités. De plus, il devrait favoriser une meilleure harmonie entre les régions. Naturellement, le problème des partis est très présent, comme déjà décrit plus haut.

Le gouvernement fédéral de son côté a la responsabilité de l’ensemble du pays. Il doit collaborer avec les provinces. Il pourrait être le levain pour l’ensemble du pays. Ici plus particulièrement, les mots collaboration et harmonie prennent tout leur sens. Il devrait vraiment favoriser la collaboration entre les provinces et aussi harmoniser l’ensemble des provinces afin que le pays tout entier s’en trouve amélioré.

Ces visées à courte vue, ces demandes de toutes sortes et partisanes ne sont pas le fait seulement des élus; les électeurs y ont une bonne part. Les électeurs exercent des pressions sur leurs représentants sans tenir compte de l’ensemble. Si ces derniers ne satisfont pas les désirs de ces premiers, d’autres ne manqueront pas de le rappeler le moment venu, si ce n’est pas avant, pour avoir le poste.

Il ne faut jamais oublier qu’en démocratie, les gouvernements ne sont que le reflet du peuple.

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Le pouvoir

Le pouvoir, qu’est-ce que c’est?

Pourquoi attire-t-il tant, au point de s’abaisser aux pires extrêmes pour l’avoir?

Quels en sont les dangers?

Peut-on être prédisposé, à diriger, guider, autrement dit avoir des qualités de leader (meneur)?

Le pouvoir est la faculté d’influencer les êtres et les choses ou même l’environnement. Le pouvoir et la puissance sont proches parents, mais un peu différents. Voici des exemples pour illustrer cette différence : Il est dit d’une voiture qu’elle est puissante parce que le moteur a un certain nombre de chevaux vapeurs ou son rapport moteur entraînement augmente sa puissance comme les niveleuses par exemple.

Il est dit : le pouvoir d’une personne qui peut déplacer un objet que par la seule force de sa pensée; ce qui s’appelle la télékinésie. Dans certains cas, les deux sont difficiles à distinguer; par exemple : un général d’armée, par le pouvoir sur ses soldats, a la puissance nécessaire pour écraser son ennemi et lui infliger une défaite. Dans ce cas particulier, où sont la puissance et le pouvoir? Nous pourrions en déduire que le pouvoir vient de la puissance, ce qui n’est pas toujours le cas.

Le pouvoir n’est pas seulement propre à l’humain. Il l’est aussi à certaines espèces animales qui vivent en groupe. Il y a un chef ou mâle dominant et dans d’autres espèces ce peut être une femelle dominante. La nature a voulu cela ainsi pour qu’il y ait cohésion au sein du groupe et ainsi aider à la survie de l’espèce.

À partir de la définition déjà donnée, ce pouvoir peut s’étendre sur une ou quelques personnes. Il peut aussi s’étendre à des milliers ou des millions de personnes suivant que cette personne a un poste de domination plus ou moins grand. Ce pouvoir peut aller jusqu’à un droit de vie ou de mort sur ses semblables.

La faculté d’influencer, nous l’avons tous plus ou moins. Selon la personne qui en dispose; par exemple, un parent influence ses enfants, une personne peut influencer son entourage, un groupe peut influencer les décisions à prendre en ce qui les concerne. Les médias sont vraiment en pouvoir en ce sens qu’ils ont une forte influence sur les masses qu’ils rejoignent. Nous constatons ici que le pouvoir peut être individuel ou collectif.

Le pouvoir a attiré l’homme depuis, peut être, le moment où il a pris conscience de lui-même en tant qu’être pensant. Les avantages à en tirer peuvent en pousser plus d’un à en rêver; que ce soit du point de vue matériel ou flatter son ego en se croyant supérieur aux autres, etc. De toutes les époques, nous voyons des conquérants vouloir s’emparer de territoires déjà peuplés pour eux-mêmes ou pour leur roi ou empereur. Il pourrait être presque dit que c’est l’histoire de l’humanité conquérir et ou être conquis.

Mais il y a un côté que le rêveur de pouvoir ignore ou souhaite ignorer. C’est la responsabilité qui s’y rattache obligatoirement. Plus le pouvoir est grand plus la responsabilité est grande aussi. Un autre détail qui a son importance, plus ce cher pouvoir est important, plus il est convoité. Ce n’est pas pour rien que dans les États dits totalitaires, les chefs se maintiennent au pouvoir par la force. Ils n’hésitent pas à user de représailles allant aux crimes les plus sordides. Nous avons seulement qu’à consulter l’histoire pour nous en rendre compte.

J’ai personnellement eu l’occasion de toucher au pouvoir à une échelle moindre. Après un moment d’euphorie, j’ai vite réalisé les responsabilités qui en découlent. Devoir être constamment en bute à la contestation et dans mon cas, je désirais vraiment faire œuvre utile; j’ai facilement cédé ma place à qui cela faisait envie. Voir clairement les deux facettes du pouvoir le rendent beaucoup moins attrayant.

On dit souvent que le pouvoir corrompt et je le crois facilement. Dans certaines sphères du pouvoir, les personnes toutes plus ambitieuses les unes que les autres vivent véritablement dans une jungle. Les plus forts ou les plus rusés détruisent les autres et ce n’est pas nécessairement pour le bien de ceux dont ils sont responsables. Les basses flatteries, les intrigues, les offres intéressées (pots de vin) sont monnaie courante. La personne en pouvoir doit constamment surveiller ses paroles, ses actes, etc. Elle doit constamment veiller à ce que ce pouvoir ne lui monte pas à la tête et se croit toute puissante. On pourrait presque faire un parallèle entre la fièvre du pouvoir et celle de l’or au siècle dernier. Les deux peuvent rendre cinglés.

À la dernière question, la réponse est oui et la nature l’a voulu ainsi. Mais on ne peut parler de pouvoir, mais plutôt de leader (guide, chef) ou personne ayant les qualités appropriées pour ce type de responsabilité. Cela se voit dans tous les types de groupements où un chef ressort du groupe. Il y a ceux qui conduisent et ceux qui sont conduits. Ou ceux qui mènent et ceux qui suivent. Un meneur naturel est vite reconnu dans son entourage; même s’il reste discret dans sa conduite. Celui qui ne l’est pas, démontre rapidement son incapacité devant les premières difficultés. C’est particulièrement vrai dans les moments difficiles; voir même critiques que les vrais chefs se manifestent vraiment. À ces moments, les autres ont un besoin urgent d’être guidés et rassurés. Dans de tels cas, ce n’est pas nécessairement ceux qui devraient le faire qui le font.

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LA PAIX ou la guerre

De graves événements sont venus déranger notre quotidien tout récemment chez notre voisin du Sud. Ces événements sont des attaques terroristes à New York et Washington. Avec les moyens modernes de communication, nous avons assisté presque en direct à ces attaques; du moins partiellement. La stupeur, la tristesse, la désolation et la rage ont été les réactions normales de l’ensemble. Dans des circonstances aussi tragiques, il est compréhensible que les émotions l’emportent sur la raison. Pour utiliser une expression populaire, "les gens raisonnent plus avec leurs tripes qu’avec leur tête ". La souffrance engendrée et les conséquences sur les proches ne peuvent être décrites avec justesse dans un texte comme celui-ci; ce qui n’est pas d’ailleurs son but. MAIS…

D’événements aussi graves peut-il en sortir du bien ?

Je le crois et je l’espère.

Peut-être que ça prenait un aussi grand malheur ou des gestes aussi spectaculaires pour réveiller la population mondiale de sa léthargie. D’une part, collectivement, les gouvernants sont confrontés à ces actes qui frappent aveuglément la population. Aucun pays n’en est à l’abri surtout ceux dits libres.

D’un premier temps posons-nous la question si ces gestes ont du moins atteint leur cible partiellement? Je dirais oui pour ce qui est de porter un coup à l’économie. Nombre de pays en ressentent les contres coups économiques non seulement aux États-Unis, mais au Canada et dans des pays ailleurs à travers le monde. Les économies sont devenues interdépendantes dans ce monde. Mais ce geste porte en soi la nécessité d’une riposte; d’où le danger. Pourquoi la riposte? Pourquoi le danger? Pourquoi ce texte aussi?

LA RIPOSTE : Pour pouvoir répondre à cette question, il faut situer l’agresseur; prendre conscience que ses gestes ne sont pas venus comme cela instantanément. Ceux-ci font suite à une longue série d’attentats dans le monde, certains ratés, certains réussis. Dans l’esprit de l’agresseur, passer outre serait perçu comme des marques de faiblesse et de lâcheté. La violence et la haine sont les piliers de leur foi. Le pouvoir, leur but.

LE DANGER : Une riposte aveugle, aurait pour conséquence une mobilisation de groupes qui ne sont pas ciblés, la frappe d’innocentes victimes et en fin de compte une escalade de la violence dans un monde déjà trop violent. Si la haine nous dominait, ils auraient atteint un de leurs buts. Ne pas embarquer dans ce cycle sera une éclatante victoire pour le monde civilisé.

CE TEXTE : Si collectivement, ces événements forcent à réfléchir sur les mesures de sécurité, si nos lois ne sont pas trop permissives, jusqu’où peut aller les droits et libertés, etc. Ces événements devraient aussi nous interpeller individuellement. Où nous situons-nous vis-à-vis la violence? Sommes-nous des artisans de paix ou au contraire des sources de conflit? Il serait peut-être temps de choisir son camp? On s’indigne de ce qui arrive sur notre territoire tout en oubliant ceux qui vivent le terrorisme au quotidien; chez nous et ailleurs. Ce que nous avons ressenti quand ces incidents tragiques se sont produits, eux aussi les ressentent aussi intensément que nous. Est-ce que nous en sommes conscients?

Lorsque je cite terrorisme quotidien chez nous, je pense à ceux des nôtres qui vivent dans la terreur de proches violents; pour ne pas dire criminels. Ils subissent cette violence jour après jour. Ne serait-ce pas cela aussi du terrorisme? Peut-être que nous le sommes par ignorance ou que nous n’avons jamais vu le mal fait sous cet angle? Le fait est là, il faut appeler les choses par leur nom même si ce nom donne un choc.

J’ai cité plus tôt « artisan de paix. » Est-ce que le terme ne s’applique qu’à des personnalités qui recevront un prix Nobel? Est-ce que ce terme ne s’applique qu’aux autres? Une collectivité est formée d’individus, la collectivité sera ce que l’ensemble des individus est. Donc, chacun de nous est interpellé en cela. Mais c’est qui un artisan de paix? Pour illustrer qui peut être cette personne, je vais raconter un fait vécu et simple à comprendre.

« Un couple achète une maison dans une rue où les voisins sont tout près les uns des autres. À l’arrivée, ce couple se rend vite compte que les voisins sont en dispute les uns avec les autres. Les forces policières sont souvent appelées à intervenir. Le couple a un fils de six ans. Sa nouvelle propriété est immédiatement voisine et séparée par de simples petits blocs de béton; à peine assez pour démarquer la propriété. Le père prend son fils et lui fait faire le tour du propriétaire en lui expliquant où il est chez lui et où il n’y est pas. Il a dans son esprit que pour débuter, il faut respecter les droits des voisins et si par contre ces voisins ne respectent pas ses propres droits, il avisera, à ce moment. Lui-même et sa famille ne sont pas impliqués dans le conflit. Lui et les siens se montrent compréhensifs envers ce voisin difficile. D’un deuxième temps, il découvre où est la source des problèmes : Cette voisine a des problèmes d’élocution. Son comportement en souffre. À une et seule occasion il est témoin d’une de ces disputes qui empoisonnent l’endroit. Il retourne chez lui l’enfant coupable; ce qui aide grandement à rétablir la paix. Par l’exercice de ce principe simple, les relations s’assainissent entre voisins et qui en définitive en profite? Le voisin sage et les siens, qui en plus de rétablir la paix, a gagné des amis. » Je crois que l’image est suffisamment concrète pour illustrer le sens "d’artisan de paix ".

En conclusion, en cela comme en beaucoup d’événements mondiaux ou nationaux, chacun peut et doit se sentir concerné personnellement.

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Relation de travail

Pour faire un rapide résumé des relations de travail passées, reportons-nous il n'y a pas si longtemps où il y avait les maîtres et les esclaves ou cerfs. Le maître avait tous pouvoirs sur ses subordonnés sans que ceux-ci aient à redire.

Avec la venue des unions, l'équilibre des forces a changé.

Qui dit forces, dit affrontements. Les forces des uns et celles des autres devaient inévitablement se mesurer. Nous en connaissons les conséquences. Il n'était question que de gains ou pertes.

Les temps ont changé et les relations se doivent d'être harmonieuses entre les parties.

CE DOCUMENT POURSUIT CE BUT

Il faut prendre conscience que patrons et employés poursuivent un même but.

Que les uns ont besoin des autres pour arriver au succès.

Que le commerce par delà même les industries et services ne fonctionne plus en vase clos.

Que les relations ouvrières/patronales peuvent peser lourd entre la prospérité et l'échec ou même la fermeture de l'entreprise. Les parties doivent penser collaboration au lieu d'affrontement. On doit parler collaborateurs au lieu d'employés.

Le travailleur (euse) doit réaliser d'une part que sans les idées et les finances de son employeur, il ou elle serait sans emploi; que sans profits raisonnables, l'entreprise ne peut survivre. Il (elle) doit réaliser qu'il (elle) travaille pour et non contre son employeur. Il existe de bons collaborateurs (trices); ceux-là sont précieux. Il en existe aussi de mauvais qu'il faut identifier et mettre hors d'état de nuire.

L'entrepreneur de son côté, doit traiter son personnel en collaborateurs et réaliser l'importance d'avoir de bons collaborateurs. Je crois utile de dire à quelle époque ce document est préparé. Ces lignes sont écrites en début du nouveau millénaire, donc bien à jour.

Pour l'entreprise, voyons les défis et les contraintes!

L'entreprise ou les entreprises en général ont comme défi de demeurer aptes à faire face à la compétition; ce qui amène des contraintes. Contraintes d'ordre du prix des produits ou services, de la qualité de ces produits ou services et la rapidité à livrer ces produits ou services.

Pour y arriver, il doit veiller à maintenir ses couts le plus bas possible; par contre, il doit aussi maintenir ou améliorer son produit, d'où l'importance de s'assurer la collaboration de son personnel et cela à tous les échelons. Un personnel insatisfait ne veillera pas à limiter les pertes toujours présentes.

COMMENT?

À ce moment, il est important de parler des Unions.

Est-ce que les Unions ont toujours leur place dans les entreprises? OUI, très certainement. L'Union est la voix des exécutants et où les opinions, revendications et énergies peuvent être le mieux canalisées pour le bien de tous; à la condition que cette Union réalise l'importance de son rôle, à la fois de canalisateur des énergies, de rassembleur et de surveillant de tout abus.

L'Union peut jouer un rôle important si elle a une connaissance des défis à relever et des moyens disponibles. Mais il est important qu'auparavant un climat de confiance existe déjà.

Note : Ce n'est pas changer la mission des Unions que d'envisager cette nouvelle façon de voir les relations ouvrières/patronales… Est-ce que les Unions qui font le plus souvent la une des médias sont nécessairement les plus efficaces? Lorsque l'on réalise les conséquences des longues grèves et les suites après le retour au travail qui très souvent reprend que très lentement et certaines fois ne revient jamais au niveau précédant cette grève. Nous pouvons douter que ce moyen ne soit à utiliser qu'après avoir épuisé tous les autres.

Dans un autre ordre d'idées, le personnel doit se sentir concerné, respecté et sa tâche importante. Elle l'est certainement; il doit être motivé. Dans le quotidien, le personnel doit se sentir non pas une chose ou un numéro mais bien un collaborateur responsable de la qualité de son travail. Cela peut sembler plutôt théorique mais dans les faits, cela est basé sur l'expérience.

CHOIX DU PERSONNEL-CADRE : Surtout dans les grandes entreprises où les têtes dirigeantes sont loin du personnel exécutant, le choix des cadres doit être judicieux. Il est à se demander si le plus important étant la connaissance détaillée des tâches à accomplir ou les qualités de meneur et l'art des relations humaines?

CONVENTIONS COLLECTIVES

Les conventions collectives sont l'ensemble des règles et balises que se donnent les partis ouvriers/patronaux en vue du bon fonctionnement de l'entreprise et d'une justice égale pour tous. C'est le principe.

Pourquoi signer de nouvelles conventions collectives? Est-ce qu'après la date d'expiration de ladite convention les ouvriers se retrouvent sans condition de travail?

Pourquoi toujours remettre en questions les points qui sont déjà réglés ou qui sont ramenés seulement pour allonger et indisposer les partis en cause dans ces négociations et peut-être générer des conflits inutiles?

Ce que je suggère, est qu'une seule convention collective soit en vigueur! Elle pourrait être remise à jour régulièrement selon les besoins et l'entente entre les partis afin de refléter les réalités et besoins des partis concernés. Cela signifie que le personnel ne se retrouve jamais sans convention collective de travail; que les points à négocier sont seulement ceux que l'on désire modifier, ce qui réduit considérablement les points en litige.

PROCÉDURE

Quelques mois avant de négocier la remise à jour de la convention collective, chacun avise l'autre parti du ou des changements qu'il désire apporter en motivant ses demandes. Ils se donnent 30 jours pour étudier les demandes ou un délai raisonnable si ces demandes sont trop nombreuses.

Après ce stade, les négociations peuvent véritablement commencer. De chaque côté, un refus doit s'accompagner de raisons valables, pour le bien du parti qu'il représente. De propositions à contre-propositions, la majorité des points devraient être réglés.

S'il arrivait que la chose ne soit pas possible, il y aurait toujours la possibilité de demander un conciliateur, au choix des partis concernés. Il est à espérer qu'à ce stade les partis en arrivent à une entente. S'il y a toujours impasse, il serait toujours possible de porter le litige devant un arbitre qui trancherait.

J'ai parlé dans les paragraphes précédents des besoins majeurs des employeurs et la nécessité d'une motivation pour le personnel. Je voudrais développer un peu sur les besoins du personnel. Il y a des besoins à incidences monétaires comme les salaires, régime de retraite et sécurités diverses. La sécurité au travail est aussi un point important à l'avantage de tous.

Il existe aussi des besoins à incidences non monétaires. Souvent, un employeur explique le type d'employé dont il a besoin, ce qui est légitime.

Posons-nous maintenant la question? Qu'est-ce qui motive une personne à choisir une entreprise au lieu d'une autre?

Le salaire? Les avantages sociaux? La sécurité d'emploi?… Certainement; mais un employé, même avec tous ces avantages n'est pas nécessairement heureux dans sa situation.

Toutes les entreprises ne peuvent pas nécessairement offrir de gros salaires et tous les avantages sociaux, etc.

Est-ce à dire qu'une entreprise est condamnée à avoir seulement une main-d'œuvre incompétente et indésirable?

Je ne le crois pas; et c'est ce à quoi je veux en venir.

Posons-nous la question suivante? Qu'est-ce qui peut me motiver à choisir une entreprise au lieu d'une autre même sans tous les avantages ci-haut mentionnés? Oublions le fait qu'il n'y en ait pas d'autres.

Peut-être que le salaire est moins élevé, mais… (C'est au patron de donner la réponse.)

Peut-être qu'il n'y a pas tous les avantages sociaux, mais… (Réponse patron s.v.p.)

C'est à chacune des entreprises de se poser la question et d'y répondre pour la bonne raison que chacune a peut-être un quelque-chose à offrir en compensation.

Une chose est certaine; l'atmosphère dans un lieu de travail, je veux dire par là le climat heureux ou triste a un impact considérable sur le personnel et son rendement. La fierté de pouvoir dire qu'il ou elle a une situation chez vous est bon signe. Le contraire l'est beaucoup moins.

Si vous n'avez pas ces deux qualités chez vous, vous avez tout avantage à les développer et si vous les avez déjà, à ne pas les perdre. La fierté de l'employé pour ce qu'il exécute n'a pas de prix. Le respect qu'il a de lui-même et que les autres ont pour lui n'ont pas de prix non plus; à ne pas oublier.

NOTE AU PERSONNEL EXÉCUTANT

Si vous aviez quelques économies, investiriez-vous où vous seriez certain de subir des pertes ou peu ou pas de profits?

Sachez que le ou les investisseurs ont exactement les mêmes réactions que vous! Eux peuvent aller où ils pourront avoir le meilleur rendement sur leur mise de fond.

La jalousie de l'avoir de l'autre n'a jamais donné de trop bons résultats. Peut-être que le patron se promène dans une voiture luxueuse et vous dans une économique. Mais réalisez que si celui-ci en est réduit à en conduire une comme la vôtre, il est probable que vous n’aurez plus les moyens d'en conduire une. À force de regarder dans le jardin de l'autre et penser qu'il est plus vert que le sien, on oublie la beauté de son propre jardin.

Le même principe est valable pour les organismes publics, à cela près que la rentabilité ne se mesure pas de la même façon. Que l'on songe à traiter les autres comme l'on aimerait être traité soi-même.

Pour conclusion, en matière de relations de travail, nous avons à développer un nouvel esprit. Sinon notre propre survie pourrait en dépendre; cela à moyen terme. Si nous ne pouvons être concurrentiels que dans peu de domaines, cela voudra indiquer une grande dépendance envers les autres; donc une trop grande vulnérabilité économique.

Au moment où j'écris ces lignes, nous en avons une preuve flagrante en ce qui touche le pétrole où des pays étrangers peuvent décider d'une pénurie artificielle sans que nous y puissions rien; et en fixer le prix à leur guise. J'espère que la leçon va porter et que nous saurons prendre les dispositions en conséquence. Le pétrole n'est pas la seule énergie existante.

Nous avons les ressources, les cerveaux et les technologies pour changer les choses; il nous reste seulement qu'à vouloir et y consacrer les énergies nécessaires.

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La retraite

Dans le passé, ce terme a surtout eu un sens religieux. « Période de réflexion et d’instruction. Dans certains cas, période d’endoctrinement. » Les gens ne prenaient pas de retraites du moins les gens en général. Ce luxe était laissé aux plus favorisés.

Les gens travaillaient à un rythme qui leur permettait de continuer jusqu’à la mort ou la perte d’autonomie. Pour la femme qui exerçait ce rôle traditionnel de femme au foyer, ce terme n’avait aucun sens. C’était une fonction à vie. Que l’époux prenne sa retraite ou pas, cela n’y changeait rien!

La retraite est cette période de la vie où un changement de carrière doit se réaliser. Pour la majorité, ce moment signifie la fin d'une vie active. Certains l'espèrent depuis un bon moment; imaginant ce changement comme une longue période de vacances. D'autres la prennent plutôt comme la fin d'une vie productive, donc deviennent des êtres inutiles.

Pour les premiers, après quelques mois et souvent plus tôt, ils se rendent compte que la vie n'est pas tout à fait aussi rose qu'ils l'avaient imaginé. L'ennui qui s'empare d'eux, s'ils ne s'y sont pas préparés, risque de les plonger dans une dépression. S'ils sont mariés, leur vie de couple risque de s'en ressentir. L'épouse, habituée à vaquer à ses occupations, surtout si elle ne travaille pas à l'extérieur, de retrouver son conjoint errant à la maison à longueur de journée, peut trouver la situation lassante sur une certaine période. Une personne vivant seule n'est pas mieux lotie.

Il y a un autre aspect à ne pas négliger, soit celui monétaire. Généralement, les revenus sont versés hebdomadairement ou aux deux semaines. À la retraite, pour beaucoup de gens, ces revenus sont versés que mensuellement et encore. Au total, ils sont moindres que durant leur période active. Ils doivent planifier autrement; ce qui amène de l'insécurité. Il y a toujours des exceptions; ceux qui ont des biens et de fortes pensions les mettant à l'abri du besoin, mais …

Il est reconnu que pour une personne qui a consacré une grande partie de sa vie à un emploi, elle subit un choc important lors de la prise de la retraite. La santé de cette personne peut s'en ressentir. Voilà la raison de ce texte.

Cette période de la vie doit être envisagée bien avant d'y être confrontée. Dépendant de l'emploi exercé, des revenus envisagés, il est possible de vivre intensément et agréablement ce changement.

La retraite ne signifie pas la fin d'une vie, mais la fin de la pression exercée sur soi par la nécessité de gagner sa vie. Considérer cela comme une fin ou des vacances perpétuelles est se condamner soi-même aux déceptions et aux maux qui s'y rattachent.

Les choix peuvent être plus ou moins grands suivant la personne. Mais ces choix existent. Il est vital que cette personne envisage une ou des activités constructives qui combleront le vide laissé par la perte de son emploi.

Pour certains, les nécessités de la vie les ont empêchés de réaliser des rêves. Peut-être qu’à la retraite ils sont réalisables. Maintenant qu'ils en ont le temps, ils doivent s'y mettre. Dans le cas contraire, trouver de nouveaux centres d'intérêt qui leur permettent de se valoriser eux-mêmes et leur apporter des satisfactions.

Il est vital pour l'humain de demeurer actif sur le plan mental et physique. La publicité insiste sur l'activité physique comme moyen de demeurer en santé, de surveiller son alimentation. Il n'est nullement mentionné l'importance de l'activité mentale et la nécessité de se valoriser dans l'exercice de passe-temps, d'études ou toutes autres activités apportant une satisfaction personnelle.

Une personne qui a une ambition, un but ne vieillit pas ou si peu par rapport à celle qui n'en a pas. La vie se poursuit tout aussi intéressante sinon plus qu'avant la retraite. Souvent, la personne a enfin le choix de ce qu'elle désire faire; encore faut-il qu'elle le veuille!

J'ai vu des personnes relativement jeunes et retraitées se détériorer rapidement et se retrouver dans des foyers pour grands malades. Ces personnes, je les avais côtoyées au fil des ans. Les retrouver dans cet état m'a obligé à me questionner sérieusement.

Personnellement, je vis cette retraite depuis quelques décennies pour des raisons autres que l'âge. L'aspect financier s'en est ressenti sérieusement. Il ne m'a pas été permis de préparer une retraite confortable parce que certaines limitations m'y ont obligé. Je peux donc traiter le sujet avec une certaine expérience. Comme je suis relativement libre de mon temps et bien situé géographiquement, je vois aller les gens, et l'ennui qui les accompagne. J'en vois aussi qui vieillissent prématurément.

Se dire : maintenant que j'ai fait ma part pour les autres, je vais ne penser qu'à moi et à mon confort pour changer! Je vais me reposer pour les périodes où je ne le pouvais pas. Ce genre de raisonnement est ce qu'il ne faut surtout pas faire. Cela devient rapidement de l'autodestruction. Ceux qui ont une propriété et dont ils ont les capacités d'en faire l'entretien ne doivent surtout pas s'en départir sous prétexte qu'ils seraient moins occupés s'ils s'en départissaient. S'ils possèdent cette propriété depuis de nombreuses années ce serait encore pire. Ce serait comme tenter de transplanter un arbre adulte dans un autre endroit. Il en mourrait.

Je me prends à rêver d'un domaine pour personnes retraitées, mais actives, (non pas un lieu comme une salle d'attente de la mort ou les gens sont pris pour des …) où une des règles serait de demeurer actives et constructives selon leurs capacités.

Le rythme de vie serait en fonction de cette nouvelle étape. Il leur serait possible d'exercer toutes sortes d'activités selon leurs goûts comme la culture ou la fabrication de choses ou exercer certains arts, etc. Ils auraient leur chez-soi et la possibilité de l'aménager à leur goût et à leur rythme à eux. Ils pourraient se sentir utiles et désirés dans un environnement agréable qui serait leur œuvre à eux.

Je vois une forme de village avec des appartements sans escaliers à utiliser avec jardins, verger et commodités, lieux pour les activités constructives, les loisirs et l'exercice de leur religion s'ils le désirent et une cafétéria à la disposition des personnes seules ou qui ne désirent pas se nourrir elles-mêmes.

C'est peut-être une utopie. Mais pour moi, la qualité de vie passe bien avant la longévité et c'est cette qualité de vie dont je rêve pour chacune des personnes. Vivre ce n'est pas seulement respirer et exister. C'est se permettre des ambitions, des projets et tenter de les réaliser; bref de grandir.

 

Armand Janvier

 

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